5 MAI 1999. - Décret portant confirmation des compétences terminales et savoirs requis en francais, mathématiques et latin-grec à l'issue de la section de transition (1)(NOTE : Consultation des versions antérieures à partir du 25-08-1999 et mise à jour au 19-04-2018)
Article 1. Les compétences terminales et savoirs requis en français à l'issue de la section de transition, repris en annexe 1, sont confirmés conformément à l'article 25 du décret du 24 juillet 1997 définissant les missions prioritaires de l'enseignement fondamental et de l'enseignement secondaire et organisant les structures propres à les atteindre.
Article 2. Les compétences terminales et savoirs requis en mathématiques à l'issue de la section de transition, repris en annexe 2, sont confirmés conformément à l'article 25 du même décret.
Article 3. Les compétences terminales et savoir requis en latin-grec à l'issue de la section de transition, repris en annexe 3, sont confirmés conformément à l'article 25 du même décret.
Article 4. Le présent décret entre en vigueur à la date de parution au Moniteur belge.
ANNEXES.
Article N1. N1 Annexe 1. FRANCAIS. - Compétences terminales et savoir requis Humanités générales et technologiques.
Table des matières
Introduction
Les compétences terminales
Les compétences de lecture, d'écriture et de communication orale (parler-écouter) ne seront ici distinguées que par souci de clarté et de précision méthodologiques. Ces compétences, qui dans la réalité sont rarement séparées, seront autant que possible associées et combinées dans les activités en classe comme le suggèrent les nombreux recoupements entre les différents volets de ce document.
En outre, ces compétences ne se développent ni ne s'évaluent dans l'absolu, mais toujours en fonction des situations de communication réelles ou vraisemblables où elles entrent en (inter)action. On veillera donc à organiser l'exercice de ces compétences dans le cadre de séquences didactiques de complexité croissante au fur et à mesure de l'apprentissage.
Différents types de compétences sont à prendre en compte et, dans certains cas, à distinguer précisément:
- A l'issue du premier degré de l'enseignement secondaire (1er D.):
s: les compétences socles auxquelles il faut sensibiliser les élèves, mais qui ne feront l'objet d'une certification qu'à un stade ultérieur de l'enseignement secondaire de transition.
c: les compétences socles qui ont fait l'objet d'une certification au terme du premier degré de l'enseignement secondaire, mais sur la base de critères plus simples que ceux sur lesquels se fonde la certification à l'issue de la section de transition.
- A l'issue de la section de transition de l'enseignement secondaire (Term.):
S: Les compétences terminales auxquelles il faut sensibiliser les élèves, mais dont l'acquisition ne pourra être "achevée" à ce stade-ci de l'enseignement - si tant est qu'elle puisse jamais l'être -, et qui relèvent ainsi d'une évaluation formative.
C: les compétences terminales à maîtriser (1), qui feront l'objet d'une évaluation certificative au terme de l'enseignement secondaire de transition.
Les savoirs disciplinaires.
Les savoirs impliqués, exigés ou véhiculés par la langue et la culture doivent être mis en ouvre dans chacune des compétences. Parmi les savoirs disciplinaires, on distinguera les savoirs sur la langue, sur la littérature et l'art, sur l'homme et le monde. On mettra autant que possible ces derniers en corrélation avec les autres cours.
Le cadre conceptuel (théorique).
D'une manière générale, la langue et la culture ne doivent pas être sacralisées ni abordées en elles-mêmes pour elles-mêmes, d'une manière contraignante et exclusive, mais au contraire être envisagées dans leur diversité, leur souplesse, leur devenir, leur utilité, leur inventivité, et ainsi être mises à la disposition des élèves qui en feront un usage en vue de projets personnels et collectifs. C'est à cette condition que le cours de français aura un sens, dans les deux acceptions du terme: il devrait d'une part susciter la construction de significations et d'interprétations nouvelles, originales, pertinentes pour chacun (sur les plans poétique, fictionnel, argumentatif...); il devrait d'autre part viser des finalités précises, explicites, fondées qui correspondent aux attentes et aux besoins de l'élève.
Il convient en outre de se rappeler que l'expression orale ne relève pas d'un don particulier et que la production écrite n'est pas réservée aux seules épreuves scolaires. Autant pour l'avenir de chacun des élèves que pour celui de la francophonie et de la démocratie, il est essentiel que la langue reste un moyen de communication, d'épanouissement, d'action à la portée de tous.
| 1. Compétences terminales | ||
|---|---|---|
| 1er D. | Term. | |
| A. Lire | ||
| 1. Orienter sa lecture en fonction de la | ||
| situation de communication | ||
| - Tenir compte des facteurs qui influencent | ||
| la lecture: | ||
| Le projet du lecteur (s'informer, comprendre, | ||
| comprendre des consignes, prendre du plaisir, | ||
| se divertir, être réceptif aux sentiments de l'autre), | c | C |
| les connaissances préalables du lecteur | ||
| (notamment en ce qui concerne les types et | ||
| genres de textes, l'auteur...), | c | C |
| les informations contenues dans le paratexte | c | C |
| (1er et 4e pages de couverture...) | ||
| - Adapter son mode et son rythme de | c | C |
| lecture aux spécificités du texte et aux | ||
| finalités de la lecture. | ||
| 2. Construire du sens | ||
| a) Le(s) sens littéral (littéraux): ce que | c | C |
| le texte dit explicitement | ||
| - Repérer les indices visuels d'organisation | c | C |
| du texte: titres, chapeaux introducteurs, | ||
| paragraphes, graphies. | ||
| - Repérer les mots inconnus et émettre des | c | C |
| hypothèses sur leur sens en s'aidant du contexte | ||
| et des dictionnaires. | ||
| - Donner une sens aux phrases successives pour | c | C |
| conférer une cohérence au texte | ||
| - Hiérarchiser les informations. | c | C |
| b) Le(s) sens inferientiel(s): ce que le | ||
| texte ne dit pas explicitement | ||
| - Prendre conscience du fait que, le plus | c | C |
| souvent, le sens littéral ne suffit pas | ||
| - Identifier les endroits du texte qui font | c | C |
| problème et requièrent donc une inférence, une | ||
| interprétation: actions ou sentiments non | ||
| explicites, présupposes, ellipses, | ||
| métaphores, énoncés énigmatiques, ironie, | ||
| ambiguïtés, liens logiques non explicites... | ||
| - Interpréter le texte en recourant à des | c | C |
| informations internes au texte (titres, | ||
| arguments...) et externes au texte (connaissances | ||
| langagières, générales, littéraires et | ||
| artistiques). | ||
| (Pour plus de précisions, voir la rubrique | ||
| ''Savoirs disciplinaires''.) | ||
| - Repérer, sur le base des connaissances précitées, | S | |
| certaines allusions, certains stéréotypes, | ||
| certains procèdes parodiques. | ||
| 3. Exercer son esprit critique | ||
| - Distinguer: | ||
| - l'essentiel de l'accessoire | c | C |
| - le réel de l'imaginaire, | c | C |
| - le vraisemblable de l'invraisemblable, | c | C |
| - le fait de l'opinion, | c | C |
| - le réel du virtuel, | c | C |
| - Choisir et utiliser différents critères d'appréciation | ||
| de l'oeuvre qui varieront selon les projets de lecture | ||
| et les types de textes (ex.: conformité aux lois du | ||
| genre/originalité, émotion, neutralité). | C | |
| - Identifier l'énonciateur du texte et le point de vue | C | |
| naïf, critique, ironique... qu'il adopte, ainsi | ||
| que le destinataire. | ||
| - Identifier des valeurs inhérentes au texte: | S | |
| (ex.: les valeurs bourgeoises, judéo-chrétiennes...) | ||
| et l'idéologie qui les sous-tend éventuellement | ||
| (ex.: le racisme, le colonialisme, le communisme...) | ||
| 4. Acquérir des connaissances | ||
| - Acquérir, en lisant, des références culturelles | s | S |
| et conceptuelles (voir notamment la rubrique | ||
| ''Savoirs disciplinaires'') qui aideront à la fois | ||
| à mieux lire, à mieux penser, à mieux agir et à | ||
| participer à une culture commune. | ||
| 5. Identifier, comprendre et Interpréter différents types de textes | ||
| - Identifier dans un texte des éléments constitutifs: | ||
| - Du type narratif, | c | C |
| - Du type poétique, | s | C |
| - Du type argumente, | c | C |
| - Du type dramatique, | s | C |
| - Associer un texte à une tendance, un courant esthétique, | S | |
| une époque, voire, dans certains cas, un auteur, sur la | ||
| base de critères d'identification génériques, lexicaux, | ||
| thématiques, rhétoriques ou syntaxiques. | ||
| - Repérer la présence dans un même texte de différents | c | C |
| types textuels (narratif, poétique, argumentatif...) | ||
| ou de différents genres (ex.: récit policier, fantastique, | ||
| biographique). | ||
| 6. Décoder les images et les productions audiovisuelles | ||
| - identifier les éléments spécifiques du langage | s | C |
| iconique (BD, dessin, peinture, photo) et | ||
| audiovisuel (cinéma, télévision). | ||
| - Analyser les rapports (de redondance, d'opposition, de | s | C |
| complémentarité...) entre les éléments visuels, | ||
| écrits et sonores. | ||
| - Repérer des paramètres sonores et visuels | s | S |
| qui orientent le point de vue. | ||
| 7. Développer une réflexion critique sur sa propre lecture | ||
| - identifier et expliciter les hypothèses de | S | |
| lecture que l'on construit, les difficultés | ||
| de compréhension et interprétation que l'on | ||
| éprouve, le mode et le rythme de lecture que | ||
| l'on adopte, les plaisirs ou déplaisirs que | ||
| l'on ressent, les valeurs que l'on projette. | ||
| B. Ecrire | ||
| 1. Orienter son écrit en fonction de la | ||
| situations de communication | ||
| - Choisir et mettre en ouvre un niveau de langue | ||
| et des stratégies de politesse, de prudence, de | ||
| persuasion, de concession, en tenant compte des | ||
| facteurs qui déterminent l'écriture: | ||
| - le projet du scripteur (informer, expliquer, | c | C |
| enjoindre, persuader, convaincre, séduire, divertir, | ||
| raconter une histoire, rapporter un événement, | ||
| exprimer ses sentiments). | ||
| - le destinataire (nombre, age, statut, reactions | c | C |
| potentielles). | ||
| - les conditions contextuelles et materielles | c | C |
| de la communication (type et genre de texte, canal de | ||
| communication, lieu et temps, contraintes | ||
| socioculturelles). | ||
| 2. Produire différents types et genres de textes | ||
| - le texte informatif: | ||
| - la prise de notes; | s | C |
| - le rapport, le compte rendu; | s | C |
| - le resume; | s | C |
| - la synthèse de plusieurs textes; | s | C |
| - la lettre. | c | C |
| - le texte argumente | s | C |
| - Le texte narratif (initiation à écriture de fiction). | s | S |
| - le texte poetique | s | S |
| 3. Mettre en ouvre, à cet effet, les phases du | ||
| processus écriture | ||
| 1° Comprendre et/ou déterminer le sujet. | c | C |
| 2° Rechercher des idées (mobiliser ses savoirs et son | c | C |
| expérience; consulter des ouvrages de références, | ||
| en bibliothèque, sur Internet; interroger des témoins, | ||
| des spécialistes). | ||
| 3° Elaborer un plan (classer ses idées selon des axes | ||
| thématiques, logiques, à | ||
| c | C | |
| 4° Rédiger: | ||
| - choisir un point de vue; | s | C |
| - exprimer différents rapports logiques (cause, | ||
| opposition, conséquence); | s | C |
| - maîtriser l'usage des articulateurs textuels; | s | C |
| - maîtriser la gestion des titres, des paragraphes, | s | C |
| des espacements et des alinéas; | ||
| - employer de manière cohérente les pronoms, les | c | C |
| démonstratifs et les possessifs pour créer des anaphores | ||
| (renvoi à un terme antécédent); | ||
| - insérer des exemples, des illustrations, des schémas; | c | C |
| - mettre en ouvre adéquatement la progression thématique; | c | C |
| - utiliser des mots et des expressions qui appartiennent | s | C |
| à un niveau de langue adéquat et qui expriment | ||
| précisément ce que l'on veut dire; | ||
| - respecter les règles de la syntaxe; | c | C |
| - utiliser la ponctuation à bon escient; | c | C |
| - orthographier correctement ses textes | c | C |
| (selon des critères contractuels) avec l'aide du | ||
| dictionnaire et d'ouvrages de références | ||
| 5° Se relire et se corriger | s | C |
| 6° Présenter le texte en vue de sa diffusion | s | C |
| 4. Utiliser dans écrit des techniques de la conviction | ||
| - Utiliser à bon escient des stratégies susceptibles | s | C |
| d'emporter la bienveillance et/ou la conviction | ||
| du lecteur (ex.: personnaliser son message, | ||
| se répéter à bon escient). | ||
| 5. Associer écrit à d'autres supports | ||
| - Associer écrit à la parole, à l'image | c | C |
| (de la prise de notes à la mise en page d'un journal | ||
| ou d'une publicité...). | ||
| 6. Développer la créativité au travers de l'ecriture | S | |
| - Exploiter les règles et les codes ou les dépasser | ||
| pour exercer l'imagination. | ||
| 7. Réfléchir à sa propre manière d'écrire | ||
| - Développer une réflexion critique sur la manière dont | S | |
| on produit du sens | ||
| C. Parler - Ecouter | ||
| 1. Orienter sa parole et son écoute en fonction de | ||
| la situation de communication | ||
| - Choisir et mettre en ouvre un niveau de langue et | ||
| des stratégies de politesse, de prudence, de | ||
| persuasion, de concession, en tenant compte: | ||
| - des éléments qui déterminent le projet de parole | c | C |
| et/ou écoute (informer/s'informer, expliquer/comprendre, | ||
| enjoindre/comprendre des consignes, persuader/exercer | ||
| son sens critique, exprimer ses sentiments/être réceptif | ||
| aux sentiments de l'autre), | ||
| - du destinataire (nombre, age, statut, reaction | c | C |
| potentielles); | ||
| - des conditions contextuelles et matérielles de la | s | C |
| communication (type et genre de discours, lieu et temps, | ||
| variantes culturelles, contraintes socioculturelles); | ||
| 2. Participer à différentes situations de communications | ||
| - Tenir comptes des conventions propres à chaque | ||
| situation de communication et du rôle que chaque | ||
| participant tient: | ||
| - dans l'entretien (téléphonique, d'embauche...); | s | C |
| - dans l'interview; | s | S |
| - dans l'enquête; | s | S |
| - dans la réunion (informelle, d'échange, d'analyse, | ||
| de négociation...); | s | S |
| - dans le débat | s | S |
| - dans l'exposé | s | C |
| 3. Elaborer des significations | ||
| - Sélectionner les informations répondant à un projet | c | C |
| de parole et/ou écoute | ||
| - Utiliser à bon escient des savoirs littéraires et | s | S |
| artistiques et des savoirs généraux sur l'homme | ||
| et le monde. | ||
| - Distinguer: | ||
| - l'essentiel de l'accessoire; | c | C |
| - le réel de l'imaginaire; | s | C |
| - le vraisemblable et de l'invraisemblable; | s | C |
| - le fait de l'opinion; | s | C |
| - l'explicite de l'implicite. | s | C |
| - Confirmer ou infirmer les hypothèses qu'on élabore. | c | C |
| - Reformuler des informations sous plusieurs formes: | ||
| paraphrase, synthèse, explicitation. | c | C |
| - Reconnaître et utiliser des règles de fonctionnement | ||
| typiques des situations de communication abordées. | c | C |
| 4. Utiliser des moyens non verbaux au départ de son | ||
| profil linguistique et corporel | ||
| - Prendre conscience des ressources linguistiques | c | C |
| et corporelles dont on dispose pour les exploiter | ||
| efficacement (respiration, pose de la voix, | ||
| articulation, gestes et attitudes...) | ||
| - Utiliser efficacement des supports de la communication | c | C |
| orale (ex.: schémas, illustrations, tableaux, | ||
| micro, rétroprojecteur). | ||
| 5. Construire une relation interpersonnelle | ||
| efficace et harmonieuse | ||
| - Produire des signes qui favorisent l'écoute | c | C |
| et la parole (ex.: répéter, reformuler, synthétiser, | ||
| questionner). | ||
| - Repérer les endroits des dysfonctionnements et | s | S |
| essayer des ajustements portant sur l'espace et le | ||
| temps, la voix, éventuellement le geste et l'attitude, | ||
| le propos, la relation, les supports. | ||
| - Utiliser les procèdes verbaux et non verbaux qui | s | S |
| garantissent la relation (ex.: courtoisie, gestion | ||
| des tours et temps de parole, respect du ''territoire privé''). | ||
| - Distinguer son mode de pensée de ceux des autres et se | S | |
| dégager de son propre système de références. | ||
| - Utiliser les procèdes propres à assurer la clarté du message: | ||
| - exemples, illustrations, anecdotes; | c | C |
| - citations, lieux d'autorité, statistiques. | s | C |
| 6. Utiliser à l'oral des techniques de la conviction. | ||
| - Utiliser à bon escient des stratégies susceptibles | S | |
| d'emporter la bienveillance et/ou la conviction | ||
| de l'auditeur (ex.: se donner une image de marque | ||
| agréable, s'exprimer positivement et de manière | ||
| résolue). | ||
| 7. Réfléchir à sa propre manière de parler, d'écouter. | ||
| - Développer une réflexion critique sur la manière | S | |
| dont on produit ou perçoit du sens. |
Savoirs disciplinaires.
Ces savoirs couvrent l'ensemble des compétences: ils s'acquerront principalement par l'exercice même de ces compétences, mais ils peuvent occasionnellement faire aussi l'objet d'un apprentissage spécifique.
A. Les savoirs sur la langue
Les savoirs sur la langue (métalinguistiques) participent d'une approche critique du langage, non seulement de ses principes, de ses normes, de ses règles, mais aussi de ses usages et de ses fonctions en contexte. Ces savoirs portent également sur les variétés socioculturelles, historiques et géographiques (francophonie) de la langue.
| 1er D. | Term. | |
|---|---|---|
| - Avoir une connaissance critique de quelques | ||
| informations relatives: | ||
| - à la problématique des normes (par ex., | C | |
| prononciation standard, orthographe d'usage), des | ||
| grammaires et des codes en général; | ||
| - au fonctionnement et aux variétés du lexique: | ||
| - fonctionnement et utilisation du dictionnaire; | ||
| - néologismes, anglicismes, belgicismes, vocabulaires spécialisés; | C | |
| - au fonctionnement social des discours: | ||
| - les différents types de discours; | ||
| - les différents groupes qui utilisent la langue | ||
| (français des jeunes, des immigres); | ||
| - le problème de l'insécurité linguistique; | ||
| - les questions qui concernent la francophonie; | S | |
| - à l'histoire de la langue: | ||
| - les origines latines, l'ancien et le moyen français; | ||
| - l'institutionnalisation et la réglementation de la langue, | S | |
| son évolution actuelle. |
B. Les savoirs sur la littérature et l'Art
Préambule
L'objectif à poursuivre dans l'enseignement de savoirs littéraires et artistiques n'est en aucune manière de transmettre une culture encyclopédique passéiste, mais de donner de manière vivante aux élèves la maîtrise des références culturelles qui ont influencé durablement la pensée et l'écriture occidentale et/ou s'avèrent les plus utiles pour décoder les productions culturelles contemporaines. Seuls ont donc été retenus ici des savoirs - dont la liste n'est en rien exhaustive - qui, à l'analyse, participent de l'alphabet culturel de l'homme contemporain. Dans la mesure où l'acquisition de ce fonds culturel se fait tout au long de la scolarité, un certain nombre des références citées ci-après pourraient d'ailleurs être maîtrisées dès la fin du premier degré de l'enseignement secondaire.
On ne confondra pas l'objectif de formation culturelle avec l'objectif de développement de la lecture, qui à la fois le comprend et l'excède, et qui requiert l'exploitation de nombreux textes ne relevant pas nécessairement de la culture commune. Ces deux objectifs sont complémentaires et demandent une égale attention de la part du professeur.
Pour pouvoir faire sens aux yeux des élèves, les grands courants et références littéraires et artistiques devront nécessairement être abordés en lien étroit avec des productions et des textes contemporains qui en attestent la postérité et la fécondité.
Le fait que sont ici privilégiées des références culturelles françaises, belges et européennes ne doit surtout pas empêcher les professeurs d'éveiller leurs élèves à la culture littéraire et artistique du monde entier. S'il est normal que les jeunes apprennent en priorité les stéréotypes et les textes fondateurs du lieu où ils vivent, il est essentiel/ à l'heure de la société multiculturelle, qu'ils aient également une ouverture sur les autres cultures, en particulier celles liées aux peuples d'Europe et à l'immigration.
Grands courants littéraires et artistiques d'hier et d'aujourd'hui.
Au terme de leur scolarité, les élèves seront capables à la fois:
- d'expliquer les ruptures fondamentales qu'a connues la culture française, mais aussi européenne, à différents moments de l'histoire, dans la manière de représenter le monde et d'utiliser le langage;
- de reconnaître dans des ouvres et des textes non étudiés au cours différents traits majeurs des courants qui se sont ainsi constitués;
- de situer éventuellement un même auteur ou un même texte dans plusieurs de ces courants (ainsi, non seulement Rabelais appartient au courant humaniste, mais il participe aussi du foisonnement baroque et de l'avènement de la modernité);
- de repérer la permanence de certains courants dans la culture contemporaine.
Ces différents courants seront abordés au départ de textes et de productions artistiques (picturales, architecturales, musicales...) d'hier et d'aujourd'hui - cf. notamment les grandes références littéraires et artistiques évoquées plus loin - qui les illustrent de manière emblématique. L'étude de cas précédera donc la découverte des lois générales.
| 1er D. | Term. | |
|---|---|---|
| - L'humanisme et l'émancipation de l'esprit. | C | |
| - Le baroque et son foisonnement. | C | |
| - Le classicisme et l'ordonnancement de l'univers. | C | |
| - Les lumières et émancipation de la raison | C | |
| - Le romantisme, le sentiment de la nature et l'exaltation du moi. | C | |
| - La modernité et la quête de l'originalité. | C | |
| - Le réalisme et la reconstruction du reel. | C | |
| - Le symbolisme et ses correspondances. | C | |
| - Le surréalisme, ses fantasmes et ses provocations. | C | |
| - La culture contemporaine, ses expériences et ses contradictions. | C |
Grandes références littéraires et artistiques (mythes, récits, ouvres, personnages, auteurs...) constitutives du fonds culturel contemporain.
Les ouvres citées ne doivent pas nécessairement faire l'objet d'une lecture intégrale ni d'une évaluation certificative.
Dans une visée de formation culturelle, l'analyse de l'un ou l'autre extrait bien choisi s'avèrera souvent beaucoup plus efficace; parfois même, une simple information sur l'ouvre ou le thème suffira. Le professeur réservera surtout la lecture intégrale à des ouvres contemporaines qui ne sont pas citées ici.
Si l'ordre chronologique peut se révéler pertinent pour l'apprentissage des courants littéraires et artistiques, la découverte des références littéraires et artistiques est possible au travers à autres "parcours" articulés autour d'un type textuel (le récit, le poème, le théâtre, 1' essai), d'un genre, d'un thème, d'un mythe, d'un personnage, d'un traitement du langage ou d'une problématique littéraire (par ex. le statut de la littérature, le traitement du récit ou du personnage romanesque).
Ainsi, par exemple, autour d'un mythe:
- Antigone, de Bauchau à Sophocle en passant par Anouilh;
- Don Juan, de Belle du Seigneur de Cohen à Don Juan de Bertin, de Ghelderode, de Mozart ou de Molière en passant par Les Liaisons dangereuses de Choderlos de Laclos;
- le héros chevaleresque, de Batman à Roland en passant par Frère Jean des Entommeures dans Garguantua ou Don Quichotte de Cervantes et de Brel.
La liste proposée ci-après entend servir de balise au professeur de français, mais elle n'est en rien fermée ni figée: le professeur jugera s'il doit y ajouter ou en retrancher. Cette liste est destinée à évoluer en fonction des réalités et des productions culturelles. En outre, chaque professeur doit se sentir libre de l'adapter en fonction des possibilités et des intérêts de ses élèves.
Si ces ouvres sont proposées parmi d'autres, c'est qu'elles servent de réservoir de références, de topiques; de valeurs aux générations suivantes. La plupart ont fait l'objet de réécritures, d'adaptations au cinéma ou dans la bande dessinée et permettent de ce fait d'initier les élèves à l'intertextualité. Ainsi, elles font partie d'un fonds culturel qui permet de déchiffrer nombre d'allusions qui émergent dans les ouvres d'art et les médias du monde contemporain. Parmi elles, une attention privilégiée sera accordée à quelques-uns des grands mythes qui ont traversé l'histoire.
Quelques mythes grecs: par exemple, CEdipe, Antigone, Prométhée, Ulysse, Hercule.
Quelques personnages et épisodes de la Bible: par exemple, Adam et Eve, Caïn et Abel, Abraham, Noé, Jonas, Moïse, Marie, Jésus, les Rois mages.
Quelques personnages et épisodes du moyen âge: par exemple, Roland. Tristan et Iseut, le Craal, Renard.
Quelques échos de la Renaissance italienne: par exemple, Dante, Boccace.
Villon, ses neiges, ses pendus et sa postérité.
Les roses de Ronsard et les regret de Du Bellay.
Rabelais, son rire et son inventivité verbale.
L'humanité de Montaigne.
Don Quichotte et l'invention du héros moderne.
Roméo, Hamlet et les passions shakespeariennes.
Le rationalisme de Descartes.
Le dilemme cornélien et le tragique racinien.
Tartuffe, Don Juan et autres "types" moliéresques.
La Fontaine, ses fables et leurs sens multiples.
Pascal et le sens de l'existence: vertige et divertissement.
Perrault et Grimm, le pouvoir des contes.
Montesquieu, la réflexion politique et le regard du Persan.
Voltaire, sa tolérance et son ironie.
Diderot, l'encyclopédiste et l'écrivain novateur.
Rousseau, le "contrat social" et l'émergence du moi.
Robinson Crusoé et le mythe du "bon sauvage".
Faust et l'ambition du savoir.
Quelques figures du héros romantique: par exemple, Werther, Lorenzaccio, Cyrano.
Quelques topiques du romantisme: par exemple. Le Lac, La Mort du Loup, La Nuit de Mai, El Desdichado.
Hugo, ses personnages, sa poésie et leur pérennité.
Balzac, Stendhal et leur univers.
L'écriture flaubertienne.
Zola et Maupassant: le naturalisme et ses marges.
Baudelaire, Verlaine, Rimbaud, Mallarmé: les poètes de la rupture.
Quelques échos de la littérature russe: par exemple, Dostoïevski, Tchékov.
La légende d'Ulenspiegel et la soif de liberté.
Quelques échos et figures du symbolisme belge: Verhaeren, Maeterlinck, Rodenbach.
Appolinaire et l'esprit nouveau.
Breton, Aragon, Eluard et leurs combats.
Quelques échos et figures du surréalisme belge: par exemple, Magritte, Chavée.
Proust et la mémoire.
Kafka et les murs de l'absurde.
Quelques échos de la littérature anglosaxonne: par exemple, Hemingway, Orwell.
Crommelynck, Ghelderode et le théâtre carnavalesque.
Brecht et la distanciation.
Quelques "irréguliers" du langage: par exemple, Michaux, Norge.
loniesco, Beckett et le "nouveau théâtre".
Quelques grands romanciers français du XXe siècle: par exemple, Gide, Malraux, Mauriac, Yourcenar.
Sartre et Camus, l'absurde et la révolte.
Pagnol, son humanité à fleur de cour et ses paysages-acteurs.
Les expériences du "Nouveau roman".
Simenon et ses atmosphères.
Quelques échos des littératures francophones: par exemple, Ramuz, Senghor, Césaire, Mailler, Ben Jelloun, Maalouf.
Savoirs conceptuels.
Parallèlement à l'acquisition des référents culturels, il est essentiel que les élèves acquièrent, en lien avec leurs lectures, quelques éléments théoriques qui leur permettront de s'interroger sur les productions et les pratiques culturelles auxquelles ils seront confrontés.
| 1er D. | Term. | |
|---|---|---|
| - Différentes manières de concevoir la littérature, | S | |
| l'écriture et la lecture: la conception classique | ||
| (qui privilégie la conformité aux canons et la | ||
| participation à l'univers représente), la conception | ||
| moderne (qui privilégie l'écart, l'originalité et | ||
| la mise à distance de l'univers représente), la | ||
| conception ''postmoderne'' (qui oscille entre la | ||
| conformité et la subversion, entre la participation | ||
| et la distanciation). | ||
| - Quelques principes et méthodes de l'analyse | S | |
| institutionnelle de la littérature: la distinction | ||
| entre production de masse et production restreinte, | ||
| l'étude des ''instances de légitimation'' qui | ||
| constituent le ''champ'' littéraire (éditeurs, | ||
| critiques, prix littéraires ). | ||
| - Eléments de définition des principaux types, | S | |
| genres et concepts littéraires: le récit, le | ||
| poème, le théâtre, l'essai; le roman, la nouvelle, | ||
| la tragédie, la comédie; les notions de mythe, | ||
| d'archétype et de stéréotype. |
C. Les savoirs sur l'homme et le monde
De même qu'elle requiert la maîtrise de savoirs sur la langue et de savoirs littéraires et artistiques, la capacité de bien lire et de bien penser exige la maîtrise de certains savoirs généraux relatifs à l'homme et au monde. Nombre de ces savoirs (histoire autres, géographie, sciences, religions...) pourront être acquis à travers les autres cours. Il revient cependant au cours de français de mettre au service de la lecture certaines connaissances en sciences humaines qui ne sont pas poses en charge par d'autres disciplines scolaires, en particulier:
| 1er D. | Term. | |
|---|---|---|
| - Quelques notions de psychologie et de psychanalyse. | S | |
| - Quelques notions de sociologie. | S | |
| - Quelques notions sur les grands système symbolique | ||
| (les quatre Eléments, le symbolisme des planètes...) | S |
Article N2. Annexe 2. - Compétences terminales et savoir requis Humanités générales et technologiques.
[¹ (image non reprise pour des motifs techniques)]¹
(1)2014-01-16/27, art. 8, 002; En vigueur : 01-05-2014>
Article N3. Annexe 3. Latin Grec - Compétences terminales et savoir requis Humanités générales et technologiques.
Table des matières
Préliminaires
Compétences terminales
- Définition des compétences
- Les cinq compétences et leurs implications respectives
Savoirs disciplinaires
- Savoirs linguistiques
- Savoirs littéraires, historiques et culturels
Compétences terminales et savoirs disciplinaires en latin et en grec
Préliminaires
Les compétences terminales s'inscrivent dans les objectifs de formation assignés à l'enseignement secondaire général de transition.
Le cours de latin et le cours de grec sont avant tout des cours de langue. Leur originalité repose sur le caractère écrit et sur le système flexionnel de ces deux langues anciennes.
Si ces deux cours présentent donc des caractères communs et complémentaires, ils constituent toutefois des supports différents pour l'acquisition des compétences terminales; au risque de paraître schématique, on relèvera les quelques différences suivantes:
- le latin et le grec possèdent chacun un système d'expression propre: le grec est caractérisé par la richesse et la variété des moyens d'expression, le latin par l'économie des moyens, qui impose de suppléer les rapports logiques par la pensée;
- le latin est le type même de la langue synthétique; le grec est plus proche du français, langue analytique par excellence;
- la syntaxe latine est contraignante; la syntaxe grecque est à la fois plus souple et plus diversifiée;
- le lexique grec est plus riche que celui du latin, où la polysémie est importante;
- la civilisation grecque introduit la pensée abstraite, tandis que la civilisation romaine se signale par ses réalisation concrètes;
- pour l'histoire de l'Occident, la Grèce a joué un rôle fondateur (mythologie, philosophie, sciences, pensée rationnelle, genres littéraires...); outre la transmission et l'enrichissement de l'héritage grec, Rome a apporté une contribution originale, en particulier dans l'organisation de la société (droit, institutions, morale, développements techniques...).
Compétences terminales
Définition des compétences
Au terme de leurs études secondaires, les élèves seront capables,
- en alliant l'analyse et la synthèse, de comprendre un extrait d'auteur latin et/ou grec et de le traduire en français contemporain correct, en disposant des informations nécessaires et suffisantes. L'exercice de la version rendra les élèves capables de structurer leur pensée et d'organiser leur raisonnement;
- de retraduire en français des textes d'auteurs latins et/ou grecs, traduits et analysés en classe dans une démarche collective guidée par le professeur, d'en justifier le fonctionnement linguistique, d'en reformuler et d'en commenter le contenu de façon personnelle et critique à partir des commentaires construits au cours;
- de saisir et d'analyser tant le fonctionnement de ces deux langues flexionnelles que la constitution de lexiques, à l'origine du lexique français et sources d'emprunts pour lui, comme pour de nombreuses langues modernes;
- de mettre les aspects les plus importants de la civilisation grecque et de la civilisation romaine en rapport tant avec notre culture contemporaine qu'avec les éléments constitutifs de notre identité individuelle et collective;
- de mener, de façon autonome, à partir de textes latins et/ou grecs, une recherche personnelle débouchant sur une synthèse orale ou écrite, répondant aux exigences d'une communication de qualité.
Pour faire la preuve de telles compétences, les élèves doivent, c'est une évidence, connaître (1) le latin et/ou le grec, c'est-à-dire maîtriser les connaissances nécessaires pour lire une texte dans la langue originale.
Connaître le latin et/ou le grec, c'est acquérir une formation linguistique raisonnée fondée sur la maîtrise de structures grammaticales bien définies. La connaissance de la langue latine et celle de la langue grecque s'appuieront donc sur un enseignement sélectif de la grammaire et du lexique. Grammaire sélective ne signifie pas dévalorisation de la grammaire; elle permet d'aller à l'essentiel, de mettre en lumière ce qui est le plus fréquent, le plus utile et le plus spécifique, donc de souligner les notions nécessaires à la lecture des auteurs. Aussi, l'enseignement secondaire s attachera-t-il aux connaissances lexicales, morphologiques, syntaxiques et stylistiques qui autorisent la traduction de textes choisis, qui rendent vivante cette traduction et attractives les qualités du texte. En outre, en acquérant une connaissance suffisante du latin et/ou du grec, les élèves ne se contenteront pas de l'intermédiaire des traductions publiées pour aborder les réalités de l'antiquité classique.
Les cinq compétences et leurs implications respectives.
1re compétence: en alliant l'analyse et la synthèse, comprendre un extrait d'auteur latin et ou grec et le traduire en français contemporain correct, en disposant des informations nécessaires et suffisantes. L'exercice de la version rendra les élèves capables de structurer leur pensée et d'organiser leur raisonnement.
Ceci implique:
- la mise en ouvre de connaissances linguistiques, lexicales, morphologiques, syntaxiques et stylistiques;
- l'exercice des capacités d'observation et d'analyse;
- l'intuition contrôlée par l'analyse;
- la rigueur et la finesse dans la perception des constituants des phrases;
- la formulation et la vérification d'hypothèses;
- un savoir-faire logique;
- une réflexion critique;
- la cohérence dans la construction du sens en tenant compte des polyvalences sémantiques;
- le sens de la nuance dans la compréhension;
- la justesse et la clarté dans l'expression;
- l'utilisation efficace d'ouvrages de référence chaque fois qu'elle s'avère nécessaire.
La version s'applique à des textes significatifs, révélateurs du monde antique, producteurs de sens pour les élèves et choisis pour être à leur portée, en particulier de leur degré d'acquisition linguistique.
2e compétence: retraduire en français des textes d'auteurs latins et/ou grecs, traduits et analysés en classe dans une démarche collective guidée par le professeur, en justifier le fonctionnement linguistique et en commenter le contenu de façon personnelle et critique à partir des commentaires construits au cours.
Cela permet d'aborder:
- la contextualisation (dans l'ouvre, dans le genre littéraire, par rapport à l'auteur, aux circonstances historiques, aux institutions, à la civilisation, aux composantes idéologiques);
- les aspects linguistiques, littéraires et esthétiques;
- la suite des idées, les sentiments, l'argumentation;
- les antécédents et les prolongements littéraires du texte;
- les aspects humains, sociaux, culturels et politiques;
- les grands mythes et leur fécondité littéraire et artistique;
- les fondements de la philosophie et son influence sur la pensée occidentale.
Spécifiquement pour le latin:
- les aspects juridiques;
- le pragmatisme.
Spécifiquement pour le grec:
- les premiers développements d'une pensée rationnelle et abstraite qui tende vers l'universel.
3° compétence: saisir et analyser tant le fonctionnement de ces deux langues flexionnelles que la constitution de lexiques, à l'origine du lexique français et sources d'emprunts pour lui, comme pour de nombreuses langues modernes.
Cela implique:
- la capacité de se dégager de ses automatismes langagiers pour entrer dans un système linguistique différent;
- la faculté de transposer dans le système analytique du français les systèmes spécifiques du latin et du grec;
- l'aptitude à identifier, à comprendre et à exprimer en français des tournures propres à chacune des deux langues;
- la capacité de repérer les principaux procédés de formation des mots en latin et en grec (racines, préfixes, préverbes, suffixes).
Spécifiquement pour le latin:
- la sensibilisation aux principaux mécanismes de filiation, à partir du latin, du vocabulaire français et de celui d'autres langues modernes;
- la sensibilisation au rôle que le latin n'a cessé de jouer et joue encore dans la formation de néologismes, notamment dans les domaines culturel, scientifique et technique.
Spécifiquement pour le grec:
- la sensibilisation au rôle que le grec, directement ou via le latin, n'a cesse de jouer et joue encore dans la création lexicale, en particulier dans les vocabulaires philosophique et scientifique.
4e compétence: mettre les aspects les plus importants de la civilisation grecque et de la civilisation romaine en rapport tant avec notre culture contemporaine qu'avec les éléments constitutifs de notre identité individuelle et collective.
Cela suppose l'aptitude à:
- comprendre un espace temps et un espace lieu, à évoluer dans la chronologie, à appréhender les événements postérieurs et actuels à la lumière des faits passés;
- réfléchir sur le destin de l'homme à la lumière des textes latins et des textes grecs, sources d'humanisme;
- se situer dans sa dimension européenne et universelle;
- se décentrer pour comprendre et accepter l'autre dans sa différence;
- apprécier des ouvres d'art et des réalisations techniques du monde gréco-romain abordées en fonction des opportunités.
5e compétence: mener de façon autonome, à partir de textes latins et/ou grecs, une recherche personnelle débouchant sur une synthèse orale ou écrite, répondant aux exigences d'une communication de qualité.
Cela implique:
- la définition et la structuration d'un projet;
- la recherche et la confrontation des sources accessibles (bibliothèque, médiathèque, multimédia...);
- le traitement critique des informations, en particulier des traductions disponibles;
- la mise en ouvre des techniques et des moyens de présentation d'un travail: élaboration du plan, rédaction claire et structurée, cohérence de l'argumentation;
- l'honnêteté intellectuelle dans l'utilisation des sources;
- une communication adaptée aux destinataires et qui tienne compte des exigences du mode d'expression choisi.
Telles qu'elles sont définies, ces compétences constituent le référentiel du cours de latin et du cours de grec au terme de la sixième année du secondaire. L'objectif de ces cours n'est évidemment ni la pratique orale ni la rédaction de textes en latin ou en grec.
L'exercice de ces compétences donne accès aux termes authentiques et contribue à différents aspects de la formation du jeune. Cet exercice lui permet d'acquérir une méthode de travail efficace, de s'évaluer avec pertinence, d'éveiller et de satisfaire sa curiosité intellectuelle. Sur le plan humain et social, l'exercice de ces compétences amène progressivement le jeune à penser et à agir par lui-même, à développer sa sensibilité et son sens esthétique, à prendre conscience de ses responsabilités d'homme et de citoyen dans le monde d'aujourd'hui.
Quelle que soit l'orientation que le jeune adulte choisira, les compétences développées au cours de latin et/ou au cours de grec trouveront, dès lors, de nombreuses applications, spécialement: cultiver le sens de l'effort, structurer une recherche, résoudre une situation problème, pratiquer l'analyse et la synthèse, rédiger avec élégance et avec précision, mieux communiquer, comprendre une terminologie spécialisée, appréhender des modes de pensée et d'expression différents.
Savoirs disciplinaires.
Savoirs linguistiques.
L'apprentissage linguistique fait acquérir ce qui est spécifique au latin classique et/ou au grec ancien, c'est-à-dire, d'une part, ce qui n'existe pas ou plus en français et, d'autre part, ce qui fonctionne différemment en latin ou en grec, et en français Cet apprentissage est donc formatif par l'observation de la langue latine et/ou de la langue grecque, et de la langue française. Ainsi, l'étude du vocabulaire initie-t-elle aux principaux procédés de formation des mots latins et/ou des mots grecs et sensibilise-t-elle aux termes français issus du latin et/ou du grec. En outre, la traduction de textes latins et dé textes grecs développe la capacité de choisir les modes d'expression français propres à en rendre fidèlement le contenu.
Matières.
Spécifiquement pour le latin:
- la flexion nominale et verbale, à l'exception des particularités;
- la valeur fondamentale des cas, ainsi que l'expression du lieu et du temps, limitée aux tournures régulières;
- les constituants de base de la phrase complexe:
. les subordonnants polyvalents: ut, cum, et quod suivis de l'indicatif et du subjonctif;
. les formes nominales du verbe et leurs emplois: l'infinitif et la proposition infinitive, les participes et l'ablatif absolu, le gérondif et l'adjectif verbal;
. l'emploi du pronom personnel de la 3e personne (se/eue) et du pronom relatif;
- les emplois fondamentaux du subjonctif:
. le subjonctif à valeur modale;
. le subjonctif de dépendance syntaxique;
. le subjonctif de l'opposition pertinente avec certains subordonnants: ut, cum, quod, si, qui.
- un vocabulaire de base sélectionné d'après la fréquence d'apparition des mots dans les textes en latin classique lus dans les classes, sans exclure les mots qui se recommandent par leur intérêt historique ou culturel.
N.B.: La lecture des textes sensibilisera l'élève à l'originalité des moyens d'expression de la langue latine: ordre des mots, éléments de métrique et de stylistique.
Spécifiquement pour le grec:
- la flexion nominale et verbale, à l'exception des particularités, en recourant à la phonétique lorsqu'elle est éclairante;
- l'emploi et la place de l'article, l'emploi de......;
- la valeur fondamentale des cas, ainsi que l'expression du lieu et du temps, limitée aux tournures régulières;
- la valeur et l'emploi des voix et des temps, en particulier leur valeur aspectuelle;
- les emplois fondamentaux de l'indicatif, du subjonctif et de l'optatif (avec ou sans ..v);
- les constituants de base de la phrase complexe;
. les différents emplois des subordonnants ;
. l'emploi du pronom relatif;
. les formes nominales du verbe et leurs valeurs: les emplois du participe et de l'infinitif;
- un vocabulaire de base sélectionné d'après la fréquence d'apparition des mots dans les textes en grec lus dans les classes sans exclure les mots qui se recommandent par leur intérêt historique ou culturel.
N.B.: La lecture des textes sensibilisera l'élève à l'originalité des moyens d'expression de la langue grecque (valeur et emploi des particules les plus fréquentes, ordre des mots, éléments de métrique et de stylistique) et, le cas échéant, aux particularités dialectales.
Savoirs littéraires, historiques et culturels.
La liberté de choix de l'enseignant, la motivation d'un groupe classe, les intérêts manifestés par les élèves empêchent ici de circonscrire avec précision les connaissances littéraires, historiques et culturelles requises au terme des études secondaires. En tout état de cause, on se gardera d'une vaine érudition et l'acquisition de ces savoirs reposera sur la découverte et la traduction des textes.
Champ d'application.
Spécifiquement pour le latin:
- lecture et traduction de textes choisis parmi les ouvres des auteurs suivants: Apulée, Catulle, César, Cicéron, Horace, Juvénal, Lucrèce, Martial, Ovide, Pétrone, Plaute, Pline le Jeune, Properce, Saint Augustin, Salluste, Sénèque, Suétone, Tacite, Térence, Tibulle, Tite-Live, Virgile;
- en fonction des textes abordés et dans une démarche interdisciplinaire,
. exploration de sujets tels que: les grands courants de la pensée romaine, les périodes de l'histoire romaine, les principales institutions, le cadre géographique du monde méditerranéen antique, la société romaine, les genres littéraires, l'art romain...
. confrontation avec d'autres productions (musique, peinture, théâtre, cinéma...).
- complémentairement, lecture d'autres textes des littératures latine, grecque et modernes, éclairant et élargissant l'examen des problèmes traités.
Spécifiquement pour le grec:
- lecture et traduction de textes choisis parmi les ouvres des auteurs suivants: Aristophane, Aristote, Démosthène, Eschyle, Esope, Euripide, les Evangélistes, Hérodote, Hésiode, Hippocrate, Homère, Isocrate, Longos, Lucien, les Lyriques, Lysias, Platon, Polybe, les Présocratiques, Sophocle, Thucydide, Xénophon;
- en fonction des textes abordés et dans une démarche interdisciplinaire;
. sensibilisation à l'héritage de la Grèce: les principaux courants de la pensée grecque, l'origine des genres littéraires, la genèse de la réflexion politique, l'esprit scientifique, les grands mythes;
. exploration de sujets tels que: les périodes de l'histoire grecque, la société et les institutions grecques, l'art grec, le cadre géographique du monde méditerranéen antique, l'hellénisme et son influence;
. confrontation avec d'autres productions (musique, peinture, théâtre, cinéma...).
- complémentairement, lecture d'autres textes d'auteurs grecs, latins et modernes, éclairant et élargissant l'examen des problèmes traités.
Les deux listes d'auteurs proposées ci-dessus entendent servir de balise au professeur, mais elles ne sont en rien fermées ni figées: le professeur jugera s'il doit y ajouter ou y retrancher. En outre, chaque professeur doit se sentir libre de les adapter en fonction des possibilités et des intérêts de ses élèves.
Note
(1) Le document adopte les rectifications orthographiques proposées par le Conseil supérieur de la langue française, approuvées à l'unanimité par l'Académie française.
La consultation de ce document ne se substitue pas à la lecture du Moniteur belge correspondant. Nous déclinons toute responsabilité pour d'éventuelles inexactitudes résultant de la transcription de l'original dans ce format.
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