Historique des réformes

Loi du 8 août 2000 sur l'entraide judiciaire internationale en matière pénale

3 versions · 2000-08-08 — 2021-08-09

Changements du 2021-08-09

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# Loi du 8 août 2000 sur l'entraide judiciaire internationale en matière pénale
([Mém. A – 98 du 18 septembre 2000](https://legilux.public.lu/eli/etat/leg/loi/2000/08/08/n4/jo), p. 2202; doc. parl. 4327)
modifiée par:
[Loi du 27 octobre 2010](/eli/etat/leg/loi/2010/10/27/n1/jo)
(Mém. A – 193 du 3 novembre 2010, p. 3172; [doc. parl. 6163](/eli/etat/proj/pl/20100195))
[Loi du 27 octobre 2010](/eli/etat/leg/loi/2010/10/27/n4/jo).
(Mém. A – 194 du 3 novembre 2010, p. 3194; [doc. parl. 6017](/eli/etat/proj/pl/20090052))
**Texte coordonné au 3 novembre 2010**
**Version applicable à partir du 1<sup>er</sup> décembre 2010**
### Art. 1<sup>er</sup>.
*([loi du 27 octobre 2010](/eli/etat/leg/loi/2010/10/27/n4/jo))* «La présente loi est applicable aux demandes d’entraide judiciaire en matière pénale, dénommées ci-après «demandes d’entraide», qui tendent à faire opérer au Grand-Duché une saisie d’objets, de documents, de fonds et de biens de toute nature, une communication d’informations ou de documents ordonnée conformément aux articles 66-2 à 66-4 du [Code d’instruction criminelle](/eli/etat/leg/code/procedure_penale), une perquisition ou tout autre acte d’instruction présentant un degré de contrainte analogue et qui émanent:
- d’autorités judiciaires d’Etats requérants qui ne sont pas liés au Grand-Duché de Luxembourg par un accord international en matière d’entraide judiciaire;
- d’autorités judiciaires d’Etats requérants qui sont liés au Grand-Duché de Luxembourg par un accord international en matière d’entraide judiciaire, à moins que les dispositions de la présente loi soient contraires à celles de l’accord international;
- d’une autorité judiciaire internationale reconnue par le Grand-Duché de Luxembourg.»
**Unofficial English translation,**
**French version shall prevail.**
### Art. 1.
This law shall apply to requests for mutual assistance in criminal matters, hereinafter referred to as "requests for mutual assistance", which seek to have objects, documents, funds and property of any kind seized in the Grand Duchy, which seek to have a communication of information or documents ordered in accordance with articles 66-2 to 66-4 of the [Criminal Procedure Code](/eli/etat/leg/code/procedure_penale), which seek to have a search or any other taking of evidence of a similar degree of constraint ordered and which emanate from:
- judicial authorities of requesting States which are not bound to the Grand Duchy of Luxembourg by an international agreement on mutual legal assistance;
- judicial authorities of requesting States which are bound to the Grand Duchy of Luxembourg by an international agreement on mutual legal assistance, unless the provisions of this Law are contrary to those of the international agreement;
- an international judicial authority recognised by the Grand Duchy of Luxembourg.
### Art. 2.
(1)
Sous réserve des dispositions spéciales prévues par des conventions prévoyant la possibilité d’une transmission directe, les demandes d’entraide sont à adresser par les autorités compétentes de l’Etat requérant au procureur général d’Etat luxembourgeois.
(2)
Elles sont renvoyées après exécution soit par la voie officielle soit par la voie directe.
(3)
Si l’Etat requérant adresse directement la demande d’entraide aux autorités judiciaires ou au ministre de la Justice luxembourgeois, ceux-ci doivent transmettre ladite demande dans les meilleurs délais au procureur général d’Etat.
(4)
Après avoir examiné la demande d’entraide sous les aspects de sa compétence, le procureur général d’Etat la transmet aux autorités judiciaires pour exécution s’il estime qu’aucune raison ne s’y oppose.
(5)
Toutefois, si l’affaire à la base de la demande d’entraide paraît grave et s’il y a urgence consistant en particulier en un risque de dépérissement de preuve, l’autorité judiciaire compétente saisie peut procéder aux devoirs d’instruction sollicités.
Subject to the special provisions laid down by conventions providing for the possibility of direct transmission, requests for assistance shall be addressed by the competent authorities of the requesting State to the Luxembourg General State Prosecutor.
(2)
Following their execution, they shall either be returned directly or through the official channel.
(3)
Where the requesting State sends the request for assistance directly to the Luxembourg judicial authorities or the Minister of Justice, they must forward the request to the General State Prosecutor in a timely fashion.
(4)
After having examined the aspects the request for mutual assistance falling under his or her competence and if he or she considers that there are no grounds for not doing so, the General State Prosecutor shall forward the request to the judicial authorities for execution.
(5)
However, where the case on which the request for mutual assistance is based appears to be serious and where there is an urgency due to, in particular, a risk of loss of evidence, the competent judicial authority which was seized may carry out the requested investigative duties.
### Art. 3.
L’entraide judiciaire peut être refusée par le procureur général d’Etat dans les cas suivants:
- si la demande d’entraide est de nature à porter atteinte à la souveraineté, à la sécurité, à l’ordre public ou à d’autres intérêts essentiels du Grand-Duché de Luxembourg;
- si la demande d’entraide a trait à des infractions susceptibles d’être qualifiées par la loi luxembourgeoise soit d’infractions politiques, soit d’infractions connexes à des infractions politiques.
*([loi du 27 octobre 2010](/eli/etat/leg/loi/2010/10/27/n1/jo))*
«Sous réserve des dispositions prévues par des conventions, toute demande d’entraide est refusée si elle a exclusivement trait à des infractions en matière de taxes et d’impôts, de douane ou de change en vertu de la loi luxembourgeoise.»
*([loi du 27 octobre 2010](/eli/etat/leg/loi/2010/10/27/n4/jo))* «Aucun recours ne peut être introduit contre la décision du procureur général d’Etat.»
The General State Prosecutor may refuse mutual legal assistance in the following cases:
- if the request for mutual assistance is likely to affect the sovereignty, security, public order or other essential interests of the Grand Duchy of Luxembourg;
- if the request for mutual assistance relates to offences which may be qualified under Luxembourg law either as political offences or as offences related to political offences;
- if the request for mutual assistance exclusively relates to offences pertaining to taxes, customs or exchange under Luxembourg law.
No appeal may be lodged against the decision of the General State Prosecutor.
### Art. 4.
Les demandes d’entraide qui ne contiennent pas les indications suivantes sont refusées:
1. l’autorité dont émane la demande,
2. l’objet et le motif de la demande,
3. la date et le lieu de la commission des faits, un exposé sommaire des faits et le lien entre ces faits et l’objet de l’acte d’instruction sollicité,
4. dans la mesure du possible, l’identité et la nationalité de la personne en cause,
5. le nom et l’adresse du destinataire, s’il y a lieu,
6. le texte de l’inculpation et des sanctions y attachées,
7. une traduction en langue française ou allemande de la demande d’entraide et des pièces à produire.
Est également refusée l’exécution d’une demande d’entraide si, sans devoir procéder à un examen du fond, il est prévisible, au regard des exigences énoncées à l’article 4, point c), que les moyens à mettre en œuvre ne sont pas aptes à réaliser l’objectif visé à la demande d’entraide ou vont au-delà de ce qui est nécessaire pour l’atteindre.
Au cas où la demande d’entraide est incomplète ou que les informations communiquées par les autorités de l’Etat requérant se révèlent insuffisantes, un complément d’information peut être demandé.
Les demandes d’entraide qui ne répondent pas aux conditions du présent article sont refusées
- par le procureur général d’Etat, sous réserve des pouvoirs des autres autorités judiciaires, dans l’hypothèse où le Grand-Duché de Luxembourg n’est pas lié à l’Etat requérant par un accord en matière d’entraide judiciaire;
- par les autorités judiciaires dans l’hypothèse où le Grand-Duché de Luxembourg est lié à l’Etat requérant par un accord en matière d’entraide judiciaire.
Requests for mutual assistance that do not contain the following information are refused:
1. the authority from which the request emanates,
2. the purpose and reason for the request,
3. the date and place of the commission of the facts, a summary statement of the facts and the link between those facts and the purpose of the requested taking of evidence,
4. as far as possible, the identity and nationality of the person concerned,
5. the name and address of the recipient, if applicable,
6. the text containing the charges and the related sanctions,
7. a French, German or English translation of the request for mutual assistance and of the documents to be produced.
The execution of a request for mutual assistance shall also be refused if, without having to carry out a substantive examination, it is foreseeable, in the light of the requirements set out in article 4, point c), that the means to be used are not suitable for achieving the objective referred to in the request for mutual assistance or go beyond what is necessary to achieve it.
In the event that the request for mutual assistance is incomplete or the information provided by the authorities of the requesting State is insufficient, additional information may be requested.
Requests for mutual assistance that do not meet the conditions of this article shall be refused
- by the General State Prosecutor, subject to the powers of the other judicial authorities, in the event that the Grand Duchy of Luxembourg is not bound to the requesting State by an agreement on mutual legal assistance;
- by the judicial authorities, in the event that the Grand Duchy of Luxembourg is bound to the requesting State by an agreement on mutual legal assistance.
### Art. 5.
La demande d’entraide doit réunir les conditions suivantes:
1. elle doit émaner d’une autorité judiciaire compétente en vertu du droit de l’Etat requérant;
2. le fait à la base de la demande doit être susceptible d’être qualifié de crime ou de délit, punissable d’une peine privative de liberté d’un maximum d’au moins une année en vertu de la loi luxembourgeoise et de la loi de l’Etat requérant;
3. la personne visée par la demande ne doit pas avoir été jugée au Grand-Duché de Luxembourg pour le même fait;
4. la mesure sollicitée doit pouvoir être prise en vertu du droit luxembourgeois par les autorités judiciaires luxembourgeoises à des fins de recherches ou de poursuites comme s’il s’agissait d’une affaire interne analogue;
5. sous réserve de dispositions contraires prévues dans une norme de droit international, la prescription de l’action publique ne doit pas avoir été acquise, ni d’après la loi luxembourgeoise, ni d’après la loi de l’Etat requérant.
Les actes interruptifs ou suspensifs de prescription accomplis dans l’Etat requérant selon le droit de cet Etat sont pris en compte pour le calcul du délai de prescription de l’action d’après la loi luxembourgeoise.
The request for mutual assistance must meet the following conditions:
1. it must be issued by a judicial authority competent under the law of the requesting State;
2. the act on which the request is based must be able to be classified as a felony or misdemeanour, punishable by a custodial sentence of a maximum of at least one year under Luxembourg law and under the law of the requesting State;
3. the person concerned by the request must not have been tried in the Grand Duchy of Luxembourg for the same act;
4. the Luxembourg judicial authorities must be able to undertake the requested measure for the purpose of investigations or prosecutions under Luxembourg law as if they were dealing with a similar domestic case;
5. unless otherwise provided for in a norm of international law, the limitation period for prosecution must not have passed, neither under Luxembourg law nor under the law of the requesting State.
Acts interrupting or suspending the limitation period undertaken in the requesting State under the law of that State shall be taken into account for the purpose of calculating the limitation period for prosecution under Luxembourg law.
### Art. 6.
L’exécution des mesures d’entraide est confiée à l’autorité qui serait compétente si l’infraction avait été commise au Grand-Duché de Luxembourg.
*([loi du 27 octobre 2010](https://legilux.public.lu/eli/etat/leg/loi/2010/10/27/n4/jo))*
### «Art. 7.
Les établissements de crédit ainsi que leurs dirigeants et employés ne peuvent pas révéler au client concerné ou à des personnes tierces, sans le consentement exprès préalable de l’autorité ayant ordonné la mesure, que des documents ont été saisis ou que des documents ou informations ont été communiqués en exécution d’une demande d’entraide.
Ceux qui ont contrevenu sciemment à cette obligation sont punis d’une amende allant de 1.250 à 1.250.000 euros.»
*([loi du 27 octobre 2010](https://legilux.public.lu/eli/etat/leg/loi/2010/10/27/n4/jo))*
### «Art. 8.»
Les affaires d’entraide judiciaire sont traitées comme affaires urgentes et prioritaires. L’autorité requise informe l’autorité requérante de l’état de la procédure et de tout retard.
The execution of mutual assistance measures shall be entrusted to the authority which would be competent if the offence had been committed in the Grand Duchy of Luxembourg.
### Art. 7.
Credit institutions and their directors and employees may not disclose to the customer concerned or to third parties that the seizure of documents or the communication of documents or information has been ordered by the investigative judge in execution of a request for mutual assistance, without the express prior consent of the authority that ordered the measure.
Those who knowingly violated this obligation shall be punished by a fine ranging from EUR 1 250 to EUR 1 250 000.
### Art. 8.
Cases of mutual legal assistance are treated as urgent and priority cases. The requested authority shall inform the requesting authority of the status of the procedure and of any delays.
### Art. 9.
*([loi du 27 octobre 2010](https://legilux.public.lu/eli/etat/leg/loi/2010/10/27/n4/jo))*
«(1)
La chambre du conseil examine d’office la régularité de la procédure. Si elle constate une cause de nullité, elle prononce la nullité de l’acte et des actes ultérieurs qui sont la suite de l’acte nul.
(2)
Si des objets ou documents ont été saisis ou si des objets, documents ou informations ont été communiqués au juge d’instruction, leur transmission à l’Etat requérant est subordonnée à l’accord de la chambre du conseil.
(3)
La chambre du conseil est saisie par un réquisitoire du procureur d’Etat en contrôle de régularité de la procédure et en transmission des objets, documents ou informations.
(4)
A l’exception des personnes auxquelles la mesure ordonnée en exécution de la demande d’entraide n’a pas été révélée en vertu de l’article 7, la personne visée par l’enquête ainsi que tout tiers concerné justifiant d’un intérêt légitime personnel peut déposer un mémoire contenant des observations sur la régularité de la procédure auprès du greffe de la chambre du conseil du tribunal d’arrondissement.
Une demande en restitution peut également être formée dans le mémoire contenant les observations sur la régularité de la procédure.
Tout mémoire doit être déposé, sous peine de forclusion, dans un délai de dix jours à partir de la notification de l’acte à la personne auprès de laquelle la mesure ordonnée est exécutée.
Tout mémoire déposé par une des personnes visées à l’alinéa 1<sup>er</sup> du présent paragraphe doit, sous peine d’irrecevabilité, être signé par un avocat à la Cour et contenir une élection de domicile en son étude. Cette élection de domicile produit ses effets aussi longtemps qu’il n’y aura pas eu de nouvelle élection de domicile.
(5)
Les personnes en droit de déposer un mémoire, leurs dirigeants et employés ne peuvent pas communiquer aux personnes auxquelles la mesure ordonnée en exécution de la demande d’entraide n’a pas été révélée en vertu de l’article 7, le mémoire, l’existence ou la teneur du mémoire, le tout sous peine de l’amende prévue à l’article 7.»
*([loi du 27 octobre 2010](https://legilux.public.lu/eli/etat/leg/loi/2010/10/27/n4/jo))*
### «Art. 10.
(1)
La chambre du conseil statue, dans un délai de vingt jours de sa saisine, par une même ordonnance sur la régularité de la procédure, la transmission à l’Etat requérant des objets, documents ou informations ainsi que sur les observations et demandes en restitution formulées dans les mémoires présentés sur la base de l’article 9.
(2)
Elle ordonne la restitution des objets, documents, fonds et biens de toute nature qui ne se rattachent pas directement aux faits à la base de la demande.
(3)
Une copie de l’ordonnance est communiquée au procureur général d’Etat et notifiée à l’avocat en l’étude duquel domicile a été élu en vertu de l’article 9.
(4)
L’ordonnance de la chambre du conseil n’est susceptible d’aucun recours.
(5)
Les personnes qui ont déposé un mémoire, leurs dirigeants et employés ne peuvent pas communiquer aux personnes auxquelles la mesure ordonnée en exécution de la demande d’entraide n’a pas été révélée en vertu de l’article 7, l’ordonnance, l’existence ou la teneur de celle-ci, le tout sous peine de l’amende prévue à l’article 7.»
*([loi du 27 octobre 2010](https://legilux.public.lu/eli/etat/leg/loi/2010/10/27/n4/jo))*
### «Art. 11.
(1)
Si des biens autres que ceux visés à l’article 9 ont été saisis en exécution d’une demande d’entraide, le propriétaire ainsi que toute personne ayant des droits sur ces biens, peut en réclamer la restitution jusqu’à la saisine du tribunal correctionnel d’une demande tendant à l’exequatur d’une décision étrangère de confiscation ou de restitution portant sur ces biens.
(2)
Il dépose à cette fin au greffe de la chambre du conseil du tribunal d’arrondissement compétent une requête signée par un avocat à la Cour et en l’étude duquel domicile est élu, le tout sous peine d’irrecevabilité de la requête. Cette élection de domicile produit ses effets aussi longtemps qu’il n’y aura pas eu de nouvelle élection de domicile. Les convocations ou notifications sont effectuées au domicile élu.
(3)
Au cas où une requête prévue aux paragraphes (1) et (2) du présent article a été déposée, il est procédé comme suit:
1. Huit jours au moins avant l’audience, le greffier convoque le requérant en son domicile élu et son conseil par lettres recommandées à la poste, accompagnées d’un avis de réception, en leur faisant connaître les jours, heure et lieu de l’audience.
2. Ce délai n’est pas susceptible d’augmentation en raison de la distance.
3. La chambre du conseil statue par ordonnance motivée, après avoir entendu, le cas échéant, les conseils et les parties, le conseil des requérants ainsi que le procureur d’Etat en leurs conclusions.
4. L’ordonnance de la chambre du conseil n’est exécutoire qu’après l’écoulement du délai d’appel.
5. Le greffier opère la notification de l’ordonnance de la chambre du conseil par pli fermé et recommandé à la poste, accompagné d’un avis de réception au domicile élu.
(4)
Les ordonnances de la chambre du conseil sont susceptibles d’appel:
- par le procureur général d’Etat et le procureur d’Etat, dans tous les cas;
- par le requérant, si l’ordonnance préjudicie à ses droits.
L’appel doit être interjeté dans les délais suivants, sous peine de forclusion:
- par le procureur général d’Etat, dans les dix jours à partir de l’ordonnance de la chambre du conseil;
- par le procureur d’Etat, dans les trois jours à partir de l’ordonnance de la chambre du conseil;
- par la partie requérante, dans les trois jours à partir de la notification de l’ordonnance de la chambre du conseil.
(5)
La procédure devant la chambre du conseil du tribunal d’arrondissement est applicable devant la chambre du conseil de la cour d’appel.
(1)
The Council Chamber shall examine ex officio the "formal" regularity of the procedure*.*If it finds a cause of invalidity, it shall declare the act, as well as its subsequent acts, null and void.
(2)
If objects or documents have been seized or if objects, documents or information have been communicated to the investigative judge, their transmission to the requesting State shall be subject to the agreement of the Council Chamber.
(3)
The Council Chamber shall be seized by an indictment of the State Prosecutor in order to check the regularity of the proceedings and to transmit objects, documents or information.
(4)
With the exception of persons to whom the measure ordered by the request for mutual assistance has not been disclosed pursuant to article 7, the person concerned by the investigation, as well as any concerned third party who can prove a legitimate personal interest, may file a brief containing observations on the regularity of the proceedings with the Clerk of the Council Chamber of the District Court.
A request for restitution may also be made in the brief containing the observations on the regularity of the proceedings.
Each brief must be lodged, under penalty of foreclosure, within ten days of notification of the document to the person against whom the measure ordered is executed.
A brief filed by any of the persons referred to in subparagraph 1 of this paragraph must, under penalty of inadmissibility, be signed by a lawyer at the Court and must contain an election of the law firm as domicile. This election of domicile shall produce its effects for as long as there has not been a new election of domicile.
(5)
The persons entitled to file a brief, their directors or employees shall not communicate the existence or content of the brief to any person to whom the measure ordered by the request for mutual assistance has not been disclosed pursuant to article 7, all under penalty of the fine provided for in article 7.
### Art. 10.
(1)
The Council Chamber shall decide, within twenty days of its referral, by a single order on the regularity of the proceedings, on the transmission to the requesting State of objects, documents or information and on the observations and requests for restitution made in the briefs submitted on the basis of article 9.
(2)
It shall order the restitution of objects, documents, funds and property of any kind that are not directly related to the facts on which the request is based.
(3)
A copy of the order shall be communicated to the General State Prosecutor and notified to the lawyer in whose office the domicile was elected pursuant to article 9.
(4)
No appeal may be lodged against the order of the Council Chamber.
(5)
The persons who filed a brief, their directors or employees shall not communicate the existence or content of the order to any person to whom the order by the request for mutual assistance has not been disclosed pursuant to article 7, all under penalty of the fine provided for in article 7.
### Art. 11.
(1)
If property other than that referred to in article 9 has been seized in execution of a request for mutual assistance, the owner and any person having rights in such property may claim the return of the property, up until the criminal court has been seized of a request for the enforcement of a foreign confiscation or restitution order relating to such property.
(2)
To this end, he or she shall file an application with the Clerk of the Council Chamber of the competent district court, signed by a lawyer at the Court in whose office his domicile was elected, all under penalty of inadmissibility of the application.
This election of domicile shall produce its effects for as long as there has not been a new election of domicile. The convocations or notifications shall be made to the elected domicile.
(3)
Where an application under paragraphs (1) and (2) of this section has been filed, the following procedure shall be followed:
1. At least eight days before the hearing, the clerk shall summon the claimant at his or her elected domicile and his or her counsel by registered postal letter, accompanied by an acknowledgement of receipt, informing them of the date, time and place of the hearing.
2. This time limit shall not be increased due to distance.
3. The Council Chamber shall decide by reasoned order, after having heard, where appropriate, the conclusions of the counsels and the parties, the claimants' counsel and the State Prosecutor.
4. The order of the Council Chamber shall be enforceable once the time period for filing an appeal has expired.
5. The clerk shall notify the Council Chamber’s order by sealed and registered postal letter to the elected domicile, accompanied by an acknowledgement of receipt.
(4)
Orders of the Council Chamber may be appealed:
- by the General State Prosecutor and the State Prosecutor, in all cases;
- by the claimant, if the order prejudices his or her rights.
The appeal must be filed within the following time limits, otherwise it will be barred:
- by the General State Prosecutor, within ten days of the Council Chamber’s order;
- by the State Prosecutor, within three days of the Council Chamber’s order;
- by the claimant, within three days of notification of the Council Chamber’s order.
(5)
The proceedings before the Council Chamber of the District Court shall be applicable before the Council Chamber of the Court of Appeal.
(6)
L’arrêt de la chambre du conseil de la cour d’appel est exécutoire sans autre formalité.
The judgment of the Council Chamber of the Court of Appeal shall be enforceable without any further formalities.
(7)
Aucun pourvoi en cassation n’est admissible.»
*([loi du 27 octobre 2010](https://legilux.public.lu/eli/etat/leg/loi/2010/10/27/n4/jo))*
### «Art. 12.»
Par dérogation à l’article 9 et même en cas de dépôt d’un *([loi du 27 octobre 2010](https://legilux.public.lu/eli/etat/leg/loi/2010/10/27/n4/jo))* «mémoire», le magistrat présidant la chambre du conseil peut, sur réquisition écrite du procureur d’Etat, autoriser la transmission sans délai à l’autorité judiciaire du pays requérant des résultats de l’exécution d’une commission rogatoire internationale s’il existe des indices graves et concordants que le déroulement de la procédure prévue à *([loi du 27 octobre 2010](https://legilux.public.lu/eli/etat/leg/loi/2010/10/27/n4/jo))* «l’article 9» risque de mettre en danger l’intégrité physique ou psychique d’une personne.
Cette décision n’est susceptible d’aucun recours.
*([loi du 27 octobre 2010](https://legilux.public.lu/eli/etat/leg/loi/2010/10/27/n4/jo))*
### «Art. 13.»
L’Etat requérant ne peut utiliser les renseignements obtenus par voie d’entraide ni aux fins d’investigations, ni aux fins de leur production comme moyens de preuve dans une procédure pénale ou administrative autre que celle pour laquelle l’entraide a été accordée.
Dispositions transitoires
La présente loi entre en vigueur le premier jour du mois qui suit sa publication au Mémorial.
Les modifications de la [loi du 8 août 2000](/eli/etat/leg/loi/2000/08/08/n4/jo) sur l’entraide judiciaire internationale en matière pénale, prévues par l’article 12 de la présente loi, à l’exception du point 8) dudit article, s’appliquent aux demandes d’entraide visées par la [loi du 8 août 2000](/eli/etat/leg/loi/2000/08/08/n4/jo) dont les autorités compétentes seront saisies à partir de son entrée en vigueur.
No appeal to the Court of cassation is admissible.
### Art. 12.
By way of derogation from article 9 and even in the event of the filing of a "brief", the judge presiding over the Council Chamber may, at the written request of the State Prosecutor, authorise the transmission of the results of the execution of an international letter rogatory without delay to the judicial authority of the requesting State if there are serious and consistent signs that the procedure provided for in "article 9" may endanger the physical or mental integrity of a person.
This decision is not subject to any appeal.
### Art. 13.
Except where the person concerned has consented or where immediate and serious danger to public security exists, the requesting State may not use the objects, documents or information obtained by means of mutual assistance for investigation or as evidence in criminal or administrative proceedings other than those for which mutual assistance was granted without the agreement of the General State Prosecutor.
**Transitional provisions**
This Law shall enter into force on the first day of the month following its publication in the *Mémorial*.
The amendments to the [Law of 8 August 2000](/eli/etat/leg/loi/2000/08/08/n4/jo) on international mutual assistance in criminal matters, provided for in article 12 of this Law, with the exception of point (8) of that article, shall apply to requests for mutual assistance referred to in the [Law of 8 August 2000](/eli/etat/leg/loi/2000/08/08/n4/jo) which shall be referred to the competent authorities as from its entry into force.